Fidel Castro est le Dernier Patriarche Mondial : Alexandre Trudeau

Sous-titre : L’adoration bizarre de Fidel Castro par la famille de Justin Trudeau

Mardi soir, le 12 octobre 2012 dans sa circonscription libérale de Papineau à Montréal, le parlementaire fédéral, Justin Trudeau, a tenu un rassemblement pour annoncer sa candidature à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC).

La presse et les médias, notamment le Huffington Post basé à Washington, semblent viser un autre « couronnement » d’un autre Trudeau.

Isn’t he dreamy? Justin TrudeauHuffington vend agressivement le député inexpérimenté qui à l’âge de 41 ans est toujours inaccompli, de la même manière qu’on a vendu son père en 1968 : à savoir, comme masculin.

Il skie, il fait de la boxe, il est fêtard. Faisant bien évidemment la promotion du candidat, Huffington a atteint un niveau inquiétant du parti pris en offrant entre autre un livre électronique édité dans quatre acomptes ainsi qu’un vaste album de photos du style de vie divertissant du petit enfant riche.

Bref, étant donné le manque de qualifications pertinentes, on vend ce qu’on a, et on le vend agressivement. ( Yes, we have no bananas ! )

Encore, tout comme en 1968, la question-clé de l’appui des Trudeaus du communisme est étouffée en l’ignorant, ou à l’avance parée par les apologistes inattendus ( un article s’en vient sur Peter Worthington, adversaire anti-communiste de Pierre Trudeau ).

Au sujet de Justin Trudeau, vous dites : ‘Il est millionnaire ; pourquoi soutiendrait-il le communisme ?

Je vous répond: son père était millionnaire : il a soutenu le communisme. Les millionnaires ont établi le communisme ; les financiers internationales et les sociétés multinationales ont construit l’Union Sovietique ; Wall Street finançait le régime Bolchevique ; les plus riches du monde subventionnaient la destruction de la Russie afin de faire surgir l’URSS ; Ils ont tourné le dos tandis que ses citoyens mouraient dans des camps de travail forcé pour l’accomplir.

Je vous invite à jeter un coup d’oeil sur un album de photos très différent que ni le Huffington Post et ni apparemment la presse et les autres médias ne prennent soin de mettre en évidence.

Celui-ci illustre les relations bizarres et intimes du clan entier des Trudeaus avec un dictateur communiste. Le frère de Justin, Alexandre Trudeau, a sans contrainte indiqué la profondeur et les effets de ces relations dans une élégie sincère au dictateur qu’il a écrit en anglais pour le Toronto Sun et en français pour le La Presse en 2006.

L’occasion fut l’anniversaire du dictateur, Fidel Castro, qui avait atteint l’âge de 80, et qui avait remis ses responsabilités à son propre frère, le vice-président cubain Raúl Castro. ( Raúl a assumé la pleine présidence en 2008. )

L’amitié personnelle de Pierre Trudeau et de son épouse et leurs trois fils avec Fidel Castro, est politiquement problématique. Quel était exactement l’effet de cette amitié intime de sa famille entière avec Castro sur Justin Trudeau ?

Un des trois fils (le défunt “Micha-Miche”) était un favori personnel de Castro ; l’autre fils — Alexandre — est clairement sous le charme de Castro. La mère qui a suscité chez ses trois fils un attachement excessif à Fidel Castro, elle-même avait déclaré que Castro était « l’homme vivant le plus sexy ». Ajoutons à cela que l’instabilité mentale de la mère est bien connue.

L’article d’Alexandre de 2006 est remarquable non seulement par son manque de discernement moral normal, mais pour le lavage de cerveau communiste complet de son auteur qu’il indique. Des journalistes responsables devraient remettre en cause l’état d’esprit du frère de l’auteur : candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada.

Élevé dans le même environnement, avec le même ami cubain spécial, par deux parents qui ont adoré incritiquablement Fidel Castro, Justin — un homme sans accomplissements particuliers, sauf pour sa capacité de dépenser l’argent de son père — voudrait devenir premier ministre du Canada.

Tandis que certains journalistes se précipitent pour affranchir Justin du pro-communisme de son père, personne ne fait ce qui est évidemment nécessaire.

Justin embrasse Fidel Castro sur la mort de son père, le communiste Pierre TrudeauOn devrait demander à Justin Trudeau ce qu’il pense à propos d’un gouvernement mondial, de l’Union nord-américaine, et oui, du communisme. ( Je pourrais répondre à ces questions pour lui, mais Je ne le ferai pas en cet article. )

Fidel a assisté à l’enterrement de Pierre Trudeau à Montréal en septembre 2000. À gauche, Castro est vu embrasser Justin.

 

Voici l’article préoccupant rédigé par Alexandre Trudeau, frère de Justin Trudeau, comme monument à Fidel Castro, bien aimé de la famille Trudeau.

 
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À L’exception Du Vieux Mandela, Fidel Castro Est Le Dernier Patriarche Mondial

Alexandre Trudeau

15 août 2006

L’ami Fidel
par
Alexandre Trudeau

La Presse

Fils de l’ancien premier ministre canadien Pierre Eliott Trudeau, l’auteur est journaliste et documentariste.
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J’ai grandi en sachant que, dans le panthéon de nos liaisons et amitiés familiales, Fidel Castro était parmi nos plus intimes. À la maison, nous gardions une photo de Fidel, dans son complet militaire, portant dans ses bras mon frère Michel qui n’était alors qu’un bébé joufflu. Lors de cette première rencontre, en 1976, Fidel avait même donné à Michel son surnom définitif: « Micha-Miche ».

Fidel Castro, Pierre Trudeau, Margaret Trudeau, Micha-Miche, Michel (1976)Quelques années plus tard, je me rappelle d’une occasion où Michel pleurait à ma mère en disant qu’il n’avait pas autant d’amis que mon frère et moi. Ma mère lui a simplement dit qu’il avait le plus grand ami de tous, que lui, il avait Fidel.

C’est ainsi que, pour mon frère Justin et moi, Cuba était réservée à Michel. Si quelqu’un devait accompagner mon père lors de ses visites à Cuba, c’était toujours Michel. Ce n’est donc seulement qu’après le décès de Michel et de mon père que j’ai eu la chance de faire la connaissance de Fidel et de son pays.

Fidel n’a rien d’un politicien. Il est plutôt de la race des aventuriers, voire même des grands chercheurs scientifiques. Fidel ne fait pas de politique. Il fait la révolution.

Fidel vit en effet pour apprendre et pour mettre ses connaissances au service de la révolution qui, comme sa quête du savoir, ne s’achèvera jamais. La révolution, pour Fidel, est une oeuvre de la raison qui ne pourra que mener l’humanité vers une justice toujours plus grande, un ordre social toujours plus parfait.

Fidel est aussi l’homme le plus curieux qu’il m’ait été donné de rencontrer. Il veut tout savoir. Plus encore, il sait ce qu’il ne sait pas, et donc, quand il rencontre quelqu’un, il cherche immédiatement à identifier ce qu’il pourrait apprendre de cette personne. Il maîtrise l’interrogatoire socratique. C’est un expert sur la génétique, sur les automobiles, sur les marchés boursiers. C’est un expert sur tout.

Cet immense intellect, combiné à son physique d’Hercule et à son courage sans égal, font de Fidel le géant qu’il est. Il frise le surhomme.

Mon père nous avait raconté, qu’une fois, il avait voulu faire de la plongée à Cuba et que Fidel l’avait amené au site le plus magique de l’île. Fidel lui avait fournit l’équipement et la bouteille, mais lui n’en faisait pas par contre. Mon père est donc descendu tout seul. Rendu à soixante pieds de profondeur, c’est alors qu’il a réalisé que Fidel était à côté de lui. Il s’y était rendu sans bouteille et, couteau à la main, il arrachait des oursins du fond de la mer en souriant. Une fois à la surface, Fidel et mon père ont dégusté les oursins crus avec un peu de jus de lime.
 

Fidel Castro Homme Poisson

Un anachronisme

Dimanche, l’ami Fidel a eu 80 ans. Et voilà qu’il y a deux semaines, pour la première fois depuis la révolution de 1959, Castro a délaissé les rênes du pouvoir en les cédant temporairement à son frère Raùl. Dans tous les journaux du monde, on a dit alors d’un ton solennel que même les géants sont mortels et qu’aucune révolution n’est éternelle. On prépare déjà l’espace que devra faire l’Histoire à cet anachronisme qu’est devenu Fidel: le visionnaire d’antan dans un monde depuis longtemps devenu monde de gestionnaires, ce monument du vingtième siècle encore debout au vingt-et-unième.

On spécule aussi sur l’avenir de Cuba sans Castro. Il est toutefois curieux de remarquer que, pendant que le monde entier s’énerve, les Cubains, eux, font mine de rien. Les plus rusés de mes amis cubains disent même que ce petit recul du pouvoir qu’effectue Castro n’est qu’une stratégie du Jefe, un petit test, et qu’il sera bientôt de retour. Ils affirment que, d’une part, Castro permet ainsi aux Cubains, et surtout à la machine d’État cubaine, de s’habituer aux directives de son frère et successeur désigné, Raùl. D’autre part, Castro peut ainsi observer comment le monde, et surtout les États-Unis, réagiront à son ultime départ.

Castro HerculesLes Cubains demeurent très fiers de Castro, même ceux qui ne partagent pas sa vision. Ils savent qu’ils ont le plus vaillant et le plus brillant des chefs. S’ils respectent son machismo intellectuel, la présence de Castro leur est tout de même lourde à porter. Il leur arrive parfois de s’en plaindre, comme des adolescents qui se plaignent d’un père trop contrôlant et trop exigeant. Le Jefe voit tout et sait tout, disent-ils. Certains jeunes Cubains m’ont souvent demandé si je pouvais m’imaginer ce que c’était de vivre dans un monde où on est toujours surveillé, critiqué, jugé. Tu ne peux jamais apprendre par toi-même. Le Jefe sait toujours mieux que toi ce qui est bon pour toi. Ça en devient suffocant à la longue, disent-ils.

J’ai un jour fait la connaissance d’un jeune Cubain dans la petite ville de Remédios, où il y travaillait comme rouleur de cigares. J’ai appris que nous partagions le même auteur favori, Fiodor Dostoïevski. Quand je lui ai témoigné mon émerveillement pour son appréciation de la littérature russe, il me répondit: « Oui, Fidel m’a appris à lire et à penser, mais regarde ce qu’il me fait faire avec mon éducation: rouler des cigares! »

Lettré mais très pauvre

Cuba sous Castro est un pays lettré et en santé mais très pauvre. Les historiens noteront par contre que jamais, dans l’ère moderne, une superpuissance a-t-elle été plus malicieuse et vilaine envers un petit pays que ne l’ont été les États-Unis envers Cuba. Dès le début, les États-Unis n’ont fourni aucun autre choix à Castro que de se soumettre et leur céder son autorité ou de leur tenir tête. Castro leur a tenu tête et a ainsi dû entraîner tout le peuple cubain dans cette dialectique infertile. Les Cubains en souffrent, s’en plaignent, mais ne blâment généralement pas Castro. En outre, les États-Unis ne manquent jamais l’occasion de faire savoir au peuple cubain toute la hargne qu’ils éprouvent envers ce petit pays voisin qui ose leur tenir tête.

Castro SupermanÀ l’exception du vieux Mandela, déjà depuis longtemps à la retraite, Fidel Castro est le dernier patriarche mondial. La raison, la révolution et la vertu deviennent pour nous des concepts de plus en plus abstraits. Nous ne verrons peut-être plus de patriarches.

Nous devons donc penser à la disparition du dernier patriarche sous un angle psychanalytique. La mort du père ne marque jamais notre libération de celui-ci, au contraire. La mort d’un père si immense et impressionnant que Castro l’immortalise plutôt dans l’esprit de ses enfants. Il est vrai que les Cubains abandonneront sans doute assez rapidement l’orthodoxie communiste de la révolution. Dès la levée de l’embargo américain, ce qui ne saura tarder dès après la disparition de Castro, ils se verront tentés par le capital et les valeurs américaines qui inonderont alors le pays, ouvrant des possibilités d’épanouissement et de déchéance jusqu’alors inaccessibles.

Castro PatriarcheIl n’y a pas de doute que Cuba sans Castro ne pourra demeurer inchangée. Mais tous les Cubains continueront à subir l’influence de Castro. Qu’ils le veuillent ou non, ils continueront à se faire interpeller par sa voix, par ses questions et par l’inlassable projection de sa raison qui exigera d’eux, qu’ils l’écoutent ou non, de défendre l’intégrité cubaine et de chercher en tout temps l’excellence et la justice.

Pour une génération à venir, les Cubains seront hantés par l’image d’une société qui n’a jamais existée et qui n’existera jamais, mais dont leur chef, le plus brillant et obsédé de tous, n’a jamais arrêté de croire qu’elle pouvait et devait exister. À quelque part, ils se sentiront toujours choyés, qu’eux, les Cubains, ont eu Fidel.

http://www.cyberpresse.ca

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The Last Days of the Patriarch: by Alexandre Trudeau

Foreword:

Bizarre Adoration of Castro by the Trudeau Clan

On Tuesday evening, October 12th, 2012 in his Liberal riding of Papineau in Montreal, federal member of parliament, Justin Trudeau, held a rally to announce his bid for the Liberal leadership.

Isn’t he dreamy? Justin Trudeau

Isn’t he dreamy? Justin Trudeau

Press and media, notably the Washington-based Huffington Post, appear to be aiming at another “Trudeau coronation”. Huffington is hard-selling the inexperienced and unaccomplished 41-year-old Justin the way his father was sold in 1968: as masculine. Among its disturbingly obvious political campaign offerings is a 4-part e-book and an extensive photo album of the little rich kid’s lifestyle.

And again, as in ’68, all question of the Trudeaus’ support of Communism is either stifled by ignoring it, or countered in advance by unexpected apologists (a separate post is coming on Peter Worthington, anti-communist opponent of the original Trudeau).

He’s a millionaire, you say; why would he support communism?

His father was a millionaire: he supported communism. Millionaires built communism; international banks and multinational corporations built the USSR; they financed the Bolshevik Revolution; they paid to Sovietize Russia; they looked the other way while its citizens died in slave labor camps to get it done.

I invite you to view a very different family album which neither the Huffington Post nor apparently anyone else is bringing to light.

This one illustrates the bizarre, intimate relationship of the entire Trudeau clan with a Communist dictator. Justin’s brother, Alexandre, unselfconsciously revealed the depth and effects of that relationship in 2006 in a heart-felt elegy to the dictator which he penned in English for the Toronto Sun and in French for La Presse.

The occasion was the birthday of the dictator, Fidel Castro, who had turned 80, and who had handed his responsibilities over to his own brother, Vice-President Raúl Castro. (Raúl assumed the full presidency in 2008.)

The personal friendship of Pierre Trudeau and of his wife and three sons with Fidel Castro, is politically problematic. What, precisely, was the effect on Justin Trudeau of this close personal family relationship with Castro?

One son (the late Micha) was a personal favorite of Castro’s; the other son — Alexandre — is clearly under the Castro spell. The mother who raised her sons to adore Fidel, had herself declared that Castro was the ‘sexiest man alive’. Add to this that the mother’s mental instability is well known.

Alexandre’s 2006 article is not only remarkable for its lack of normal moral discernment, but for the apparently thorough Communist brainwashing of its author that it reveals. Responsible journalists should be questioning the frame of mind of the author’s brother: Liberal leadership candidate, Justin Trudeau.

Raised in the same environment, with the same special Cuban friend, by two parents who uncritically adored Castro, Justin — a man with no particular accomplishments but his ability to spend his father’s money — would like to be Prime Minister of Canada.

While some journalists rush to absolve Justin of his father’s Communist past, none are doing what is obviously necessary.

Justin embracing Fidel Castro on the death of his father, the Communist

Justin embracing Fidel Castro on the death of his father, the Communist

Justin Trudeau should be asked what he thinks of world government, North American Union, and yes, Communism. (I could answer those questions for him, but I won’t do that in this post.)

Here is the troubling article penned by Justin Trudeau’s brother Alexandre as a monument to the Trudeau family’s beloved Fidel Castro. Fidel attended Pierre Trudeau’s funeral in Montreal in September 2000. At left, Castro is seen embracing Justin.
 

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EXCLUSIVE: Pierre Trudeau had a friendship with Fidel Castro that went beyond politics. It was a mutual admiration between two men who put their unmatched intellects at the service of their country. On Castro’s 80th birthday, an essay by Alexandre Trudeau.

EXCLUSIVE Alexandre Trudeau; Toronto; Aug 13, 2006; pg. A.4
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Alexandre Trudeau

Alexandre Trudeau

I grew up knowing that Fidel Castro had a special place among my family’s friends. We had a picture of him at home: a great big man with a beard who wore military fatigues and held my baby brother Michel in his arms. When he met my little brother in 1976, he even gave him a nickname that would stick with him his whole life: “Micha-Miche.”

A few years later, when Michel was around 8 years old, I remember him complaining to my mother that my older brother and I both had more friends than he did. My mother told him that, unlike us, he had the greatest friend of all: he had Fidel.

Fidel Castro, Pierre Trudeau, Margaret Trudeau, Micha-Miche, Michel (1976)

Fidel Castro, Pierre Trudeau, Margaret Trudeau, Micha-Miche, Michel (1976)

For many years, Cuba remained Michel’s exclusive realm; whenever someone would accompany my father there, it would naturally be Michel. It wasn’t until after both my father’s and brother’s deaths that I got a chance to visit Fidel and his country, Cuba.

Fidel may have been at first a political contact of my father’s but their relationship was much more than that. It was extra-political.

Indeed, like my father, in private, Fidel is not a politician. He is more in the vein of a great adventurer or a great scientific mind. Fidel doesn’t really do politics. He is a revolutionary.

Fidel Castro, Maggie, Alexandre

Fidel Castro, Maggie, Alexandre

He lives to learn and to put his knowledge in the service of the revolution. For Fidel, revolution is really a work of reason. In his view, revolution, when rigorously adopted, cannot fail to lead humanity towards ever greater justice, towards an ever more perfect social order.

Fidel is also the most curious man that I have ever met. He wants to know all there is to be known. He is famous for not sleeping, instead spending the night studying and learning.

He also knows what he doesn’t know, and when he meets you he immediately seeks to identify what he might learn from you. Once he has ascertained an area of expertise that might be of interest, he begins with his questions. One after the other. He synthesizes information quickly and gets back to you with ever deeper and more complex questions, getting more and more excited as he illuminates, through his Socratic interrogation, new parcels of knowledge and understanding he might add to his own mental library.

His intellect is one of the most broad and complete that can be found. He is an expert on genetics, on automobile combustion engines, on stock markets. On everything.

Combined with a Herculean physique and extraordinary personal courage, this monumental intellect makes Fidel the giant that he is.

He is something of a superman. My father once told us how he had expressed to Fidel his desire to do some diving in Cuba. Fidel took him to the most enchanting spot on the island and set him up with equipment and a tank. He stood back as my father geared up and began to dive alone.

When my father had reached a depth of around 60 feet, he realized that Fidel was down there with him, that he had descended without a tank and that there he was with a knife in hand prying sea urchins off the ocean floor, grinning.

Back on the surface, they feasted on the raw sea urchins, seasoned with lime juice.

Fidel Castro, the Merman

Fidel Castro, the Merman

An anachronism

Fidel turns 80 years old today. A couple of weeks ago, he shocked the world by turning power over to his brother Raul after holding it without interruption since the 1959 revolution. In newspapers across the world, pundits solemnly declared that even giants are mortal and that no revolution is eternal. Historians even began to prepare the space that will be granted Fidel in history books.

Fidel may seem an anachronism: a visionary statesman in a world where his kind have long since been replaced by mere managers, a 20th-century icon still present in the 21st century.

There is also wild speculation about what fate awaits Cuba after Castro. It is important to note, however, that while the whole world works itself up about the matter, Cubans themselves play it cool. Some of my shrewder Cuban friends even say that this temporary withdrawal from power is another one of Castro’s clever strategies; that it is something of a test and that he will soon be back at the helm. They say that, on one hand, Castro is allowing the Cuban people, and more specifically the Cuban state apparatus, to become accustomed to the leadership of his brother Raul. On the other hand, Castro is carefully watching for hints as to how the world ? and, more importantly, the United States ? will react to his final departure.

Castro Hercules

Castro Hercules

Cubans remain very proud of Castro, even those who don’t share his vision. They know that, among the world’s many peoples, they have the most audacious and brilliant of leaders. They respect his intellectual machismo and rigour.

But Castro’s leadership can be something of a burden, too. They do occasionally complain, often as an adolescent might complain about a too strict and demanding father. The Jefe (chief) sees all and knows all, they might say.

In particular, young Cubans have told me that an outsider cannot ever really imagine what it is like to live in such a hermetic society, where everyone has an assigned spot and is watched and judged carefully. You can never really learn on your own, they might say. The Jefe always knows what is best for you. It can be suffocating, they say.

I met a young man in the small provincial town of Remedios who worked there as a cigar roller. We shared a great love for the works of Dostoyevsky. When I expressed to him my excitement at meeting a fellow aficionado of Russian literature, he flatly told me:

“Yes, Fidel has taught me to read and to think, but look what work he sets me out to do with this education: I roll cigars!”

Literate but very poor

Cuba under Castro is a remarkably literate and healthy country, but it is undeniably poor. Historians will note, however, that never in modern times has a small, peaceful country been more subjected to unfair and malicious treatment by a superpower than Cuba has by the United States.

From the very start, the United States never gave Castro’s Cuba a choice. Either Castro had to submit himself and his people to America’s will or he had to hold his ground against them.

Which is what he did, in the process drawing the Cuban people into this taxing dialectic that continues to this day. Cubans pay the price and may occasionally complain of their fate, but they rarely blame Castro. The United States never fails to make the Cuban people well aware of its spite for this small neighbouring country that dares to be independent.

Castro Superman

Castro Superman

With the possible exception of Nelson Mandela, already well into retirement, Fidel is the last of the global patriarchs. Reason, revolution and virtue are becoming more and more distant and abstract concepts. We will perhaps never see another patriarch.

We thus have to conceive of the departure of the last patriarch in psychoanalytical terms. The death of the father doesn’t signal our liberation from him ? quite the contrary. The death of a father so grand and present as Castro will, rather, immortalize him in the minds of his children.

Castro Patriarche

Castro Patriarche

It is true that Cubans may eventually cast away the communist orthodoxy of the revolution. They will become tempted by American capital and values as soon as the embargo against them is lifted, something that will surely follow in the not so distant future. They will have new opportunities for individual fulfillment and downfall. Without a doubt, Cuba without Castro will not remain unchanged.

But Cubans will continue to be subjected to Castro’s influence. Whether they like it or not, they will continue to be called out by his voice, by his questions, by his inescapable rationality, which, whether they heed its call or not, demands they defend the integrity of Cuba and urges them to seek justice and excellence in all things.

For a generation to come, they will be haunted by the vision of a society that never existed and probably never will exist, but which their once-leader, the most brilliant and obsessed of all, never stopped believing could exist and should exist.

Cubans will always feel privileged that they, and they alone, had Fidel.

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