“Red Flag Express” No. 71

Jean-François Lisée and Gilles Duceppe
are “formerMarxist-Leninist Leaders

(i.e., “Soviet moles” dismantling Canada for Communist regional union).

20-11-2005

Drapeau Rouge Express №71

20-11-2005

Red Flag Express №71

Charles Gagnon (1939-2005)

Charles Gagnon (1939-2005)

L’ex-felquiste et secrétaire général de l’Organisation communiste marxiste-léniniste EN LUTTE!, Charles Gagnon, est décédé jeudi le 17 novembre dernier à l’âge de 66 ans, des suites d’un cancer. Figure de proue du FLQ et compagnon d’armes de Pierre Vallières, Gagnon avait rompu avec ce dernier au lendemain de la crise d’octobre, dans le cadre d’un vif débat sur le bilan du mouvement de libération nationale des années 1960 et sur les suites à y donner.

Ex-felquist and general secretary of the communist Marxist-Leninist organization EN LUTTE! (Struggle!), Charles Gagnon, died on Thursday, November 17th at 66 years of age, from the after-effects of cancer. A figurehead of the FLQ and comrade-in-arms of Pierre Vallières, Gagnon had broken with the latter shortly after the October Crisis, in the context of a keen debate over the achievements of the national liberation movement of the 1960s and on further action to be taken.

Vallières avait alors publié un livre intitulé L’urgence de choisir, dans lequel il proposait aux ex-militants du FLQ de rendre les armes et de joindre les rangs du Parti québécois. Charles Gagnon lui avait donné la réplique dans un pamphlet aussi bref que percutant, Pour le parti prolétarien, dans lequel il écrivait que le communisme, seul, est porteur de libération pour les peuples opprimés, et que la tâche centrale de tout révolutionnaire est de construire un parti d’avant-garde représentant les intérêts de l’unique force sociale capable d’assumer la perspective de la révolution jusqu’au bout : le prolétariat.

Vallières had at that time just published a book entitled L’urgence de choisir (The Urgency of Making a Choice), in which he proposed to the ex-militants of the FLQ to put down their arms and join the ranks of the Parti Québécois. Charles Gagnon had replied to him in a pamphlet as to-the-point as it was biting, Pour le parti prolétarien, (For the Proletarian Party), in which he wrote that Communism, alone, is the bearer of liberation for oppressed peoples, and that the central task of any revolutionary is to build a party of the avant-garde representing the interests of the single social force able to assume the project of the revolution to the end: the proletariat.

Tandis que Vallières s’isolait complètement et se voyait même rejeté par la direction du PQ qui ne voulait aucunement s’associer à un ancien «terroriste» comme lui, l’appel de Gagnon a rallié des centaines de militantes et de militants, qui se sont regroupéEs autour du journal En Lutte!, qui allait ensuite donner naissance au groupe éponyme. Le groupe En Lutte! a marché dans les sillons du nouveau mouvement marxiste-léniniste alors en ébullition, qui avait émergé grâce à la lutte menée par Mao Zedong et le Parti communiste chinois contre le «communisme» démobilisateur, réformiste et sclérosé pratiqué par les dirigeants révisionnistes de l’Union soviétique.

While Vallières isolated himself completely and even saw himself rejected by the leadership of the PQ (Parti Québécois) which wanted nothing at all to do with a former “terrorist” like him, the appeal of Gagnon rallied hundreds of militants around his review, En Lutte!, which went on to give birth to the group that bore its name. The group En Lutte! marched in the wake of the new Marxist-Leninist movement then in ferment, which had emerged thanks to the battle waged by Mao Zedong and the Chinese Communist Party against the demobilizing, reformist and sclerotic “Communism” practiced by the revisionist leaders of the Soviet Union.

Tout au long des années 1970 et jusqu’au début des années 1980, Charles Gagnon fut le principal dirigeant du groupe En Lutte!. Après la mort de Mao et le développement de l’importante crise idéologique et politique qui devait entraîner la quasi disparition du mouvement M-L au tournant des années 1980, Charles Gagnon a à son tour commencé à remettre en question le marxisme-léninisme. Après avoir flirté un certain temps avec les thèses du dirigeant albanais Enver Hodja – et tandis qu’une partie du mouvement marxiste-léniniste se portait à la défense de l’héritage révolutionnaire maoïste et entreprenait de le systématiser – Gagnon finit par rompre définitivement avec le marxisme, bien que de façon plus implicite qu’explicite.

All throughout the 1970s and up to the beginning of the 1980s, Charles Gagnon was the principal leader of the group En Lutte!. After the death of Mao and the development of the major ideological and political crisis which would lead to the quasi-disappearance of the Marxist-Leninist movement at the turn of the 1980s, Charles Gagnon has, in his turn, begun to call Marxism-Leninism into question. After having flirted for a while with the theories of the Albanian leader, Enver Hodja – and while a part of the Marxist-Leninist movement came to the defense of the Maoist revolutionary heritage and undertook to systematize it – Gagnon ended up breaking definitively with Marxism, although in a manner more implicit than explicit.

Après la dissolution de l’OCML EN LUTTE! en 1982, Gagnon s’est exilé quelque temps au Mexique et s’est retiré de la vie politique active. Contrairement à bon nombre d’anciens dirigeants des organisations M-L des années 1970 qui se sont intégrés dans les hautes sphères de la classe politique bourgeoise après avoir expié leur «crimes» et exprimé leur repentir (les Gilles Duceppe, Pierre-Paul Roy, Jean-François Lisée et autres Robert Comeau de ce monde), Charles Gagnon, s’il a lui aussi renié le marxisme, a eu le mérite de s’en tenir à certaines positions de principe : ainsi a-t-il toujours tenu à dénoncer l’hypocrisie de la bourgeoisie, en particulier de l’intelligentsia nationaliste québécoise. Son refus d’adhérer à l’idéologie dominante sur la question nationale lui a d’ailleurs valu une bonne dose d’ostracisme, notamment de la part de certains milieux universitaires qui ont toujours refusé de lui laisser la moindre place – alors qu’ils n’hésitent pourtant jamais à faire un pont d’or à n’importe quel péquiste dont la carrière politique est terminée, fut-il ou elle aussi incompétentE qu’une Louise Beaudoin.

After the dissolution of the OCML EN LUTTE! in 1982, Gagnon went into self-exile for awhile in Mexico and withdrew from active political life. Contrary to a good number of former leaders of Marxist Leninist organizations in the 1970s, who joined the upper spheres of the bourgeois political class after having atoned for their “crimes” and expressed their repentance (Gilles Duceppe, Pierre-Paul Roy, Jean-François Lisée and other Robert Comeau’s of this world), Charles Gagnon, even if he too had disavowed Marxism, to his credit stuck to certain positions of principle: thus he always made a point of denouncing the hypocrisy of the bourgeoisie, in particular of the Québécois nationalist intelligentsia. His refusal to adhere to the dominant ideology on the national question earned him a good dose of ostracism, in particular on the part of certain academic environments which always refused to concede to him the least berth – although they never hesitate to erect a golden bridge to any péquiste (Parti Québécois member) whose political career is over, be he or she ever so incompetent as a Louise Beaudoin.

Au total, on retiendra sans réserve aucune l’engagement de Charles Gagnon à la cause de l’égalité des droits et celle de la libération des nations opprimées, et son rejet profond des inégalités engendrées par le capitalisme et le système impérialiste mondial. En répliquant à Pierre Vallières et en s’investissant à fond dans la lutte pour construire une nouvelle avant-garde communiste, Charles Gagnon a joué un rôle crucial pour tenter de résoudre la crise de direction du mouvement révolutionnaire de l’époque. Néanmoins, son incapacité de s’emparer véritablement du marxisme-léninisme comme science de la révolution l’a empêché de faire œuvre utile, au moment où le mouvement révolutionnaire en avait pourtant le plus besoin. À ce moment crucial de l’histoire, son éclectisme, combiné à l’influence profonde qu’il avait exercée sur toute une génération de révolutionnaires, aura grandement contribué à les désarmer idéologiquement, face à l’ennemi de classe. Ce n’est pourtant pas parce qu’il était ignorant des avancées que d’autres avaient commencé à faire sur la voie de la révolution, lui qui connaissait très bien les apports d’organisations telles le Parti communiste révolutionnaire du Chili, notamment, ainsi que le Parti communiste révolutionnaire des États-Unis et son principal dirigeant Bob Avakian. En rejetant les contributions immortelles de Mao, le secrétaire général de l’OCML EN LUTTE! s’est écarté délibérément de ce que le mouvement communiste international avait produit de mieux.

On the whole, what one takes from this is the unreserved commitment of Charles Gagnon to the cause of equal rights and to that of the liberation of oppressed nations, and his profound rejection of the inequalities generated by capitalism and the imperialist world system. In replying to Pierre Vallières and while investing himself to the hilt in the fight to build a new communist avant-garde, Charles Gagnon played a crucial role in an effort to resolve the management crisis in the revolutionary movement of the time. Nevertheless, his inability to truly grasp Marxism-Leninism as the science of the revolution prevented him from producing useful work, at the moment when the revolutionary movement perhaps had the most need of it. At this crucial time in history, his eclecticism, combined with the profound influence that he had exerted on a whole generation of revolutionists, will have largely contributed to disarming them ideologically vis-à-vis the class enemy. This however is not because he was ignorant of the advances that others had started to make on the road to revolution, he, who well knew the contributions of organizations such as the revolutionary Communist party of Chile, in particular, as well as the revolutionary Communist party of the United States and its principal leader Bob Avakian. By rejecting the immortal contributions of Mao, the secretary general of the OCML EN LUTTE! deliberately deviated from the best that the international communist movement had produced.

Cela dit, personne ne pourra jamais reprocher à Charles Gagnon l’honnêteté et l’intégrité de son engagement envers la cause de la révolution. Son rôle, tant dans ses aspects positifs que négatifs, fait désormais partie de l’histoire du prolétariat canadien – et il appartient aux nouvelles forces révolutionnaires d’avant-garde de se l’approprier.

That being said, no one will ever be able to reproach Charles Gagnon as to the honesty and integrity of his engagement towards the cause of the revolution. His role, as much in its negative as in its positive aspects, is now a part of the history of the Canadian proletariat – and it belongs to the new revolutionary forces of the avant-garde to take it up.

Le Bureau politique du PCR(co)

The Political office of the PCR (Co)

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PERMISSION:
Nota bene: This French transcript and the exclusive English translation are by Kathleen Moore for the legal research purposes of Habeas Corpus Canada, The Official Legal Challenge to North American Union. Permission is given to use this document, with credit to its origin. If you find this document useful or interesting, please support The Official Legal Challenge To North American Union: PayPal: habeas.corpus.canada@live.com

 

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